La fraise,
vitamine du printemps

En botanique, la fraise est un faux fruit. La partie rouge et charnue que l’on déguste est, en fait, le réceptacle de la fleur. Les véritables fruits sont les petits grains jaunes ou bruns - appelés akènes - disséminés à la surface.

Manger six fraises suffit à couvrir les apports journaliers recommandés en vitamine C !

 

La fraise regorge aussi de vitamines B8, B9 et A ainsi que de potassium, de calcium, de magnésium et de fer. Elle contient également de la fisétine, un antioxydant naturel qui contribuerait à protéger nos neurones des maladies neurodégénératives. Bref, beaucoup de bienfaits dans un tout petit fruit, de surcroît très peu calorique !

La fraise est connue depuis l’Antiquité. Les Romains la nommèrent fragaria vesca en raison de son parfum exquis, sa « fragrance » (fragrare en latin) : ils l’utilisaient pour des masques de beauté.

Au Moyen Âge, la fraise des bois a investi les jardins et les potagers. Mais les grosses fraises que nous connaissons aujourd’hui ne sont apparues en France qu’en 1714, grâce à un officier de marine nommé Amédée-François Frézier qui ramena clandestinement quelques plants de fraises du Chili.

Aujourd’hui, il existe de nombreuses variétés de fraises :  sucrées et acidulées (Gariguette et Cilorette), sucrées (Cléry et Darselect), à parfum des bois (Charlotte et Mara des Bois)… Certaines sont précoces comme la Gariguette, d’autres tardives comme la Charlotte mais le coeur de saison de la fraise se situe entre fin mars et juin.

À la pâtisserie Francin à Nîmes, chaque année après Pâques, le fraisier fait le bonheur des clients. « Nous en proposons une version un peu revisitée », explique la pâtissière Laure Deshons. « Il y a toujours une crème à la vanille et des fraises à l’intérieur mais nous rajoutons une petite compote de rhubarbe et un confit de fruits rouges (fraises, groseilles et framboises) pour désucrer et amener un peu d’acidité. Sur le gâteau, on retrouve des morceaux de fraises avec quelques zestes de citron vert car ces deux saveurs se marient très bien. »

« Nous commençons la saison avec des fraises Gariguette ; ensuite on aime bien basculer sur la Charlotte pour son goût qui se rapproche de la fraise des bois ou sur la Cléry, un peu plus sucrée. »

Les pâtissiers se fournissent auprès de producteurs locaux.

Le fraisier de la pâtisserie Francin est donc légèrement différent au début et à la fin du printemps mais, soyez-en sûrs, c’est toujours un délice…

En 2014, Pierre Francin et  sa compagne Laure Deshons ont repris la mythique pâtisserie Anton  à Nîmes où tous deux avaient fait leur apprentissage… et étaient tombés amoureux ! Après trois années parisiennes à se perfectionner chez le célèbre pâtissier Philippe Conticini, les trentenaires souhaitaient retrouver leurs racines  – pour elle cévenoles, pour lui nîmoises – et créer leur propre enseigne.
Pari réussi : depuis l’ouverture, le succès ne se dément pas.

BON A SAVOIR

 

Peau brillante, couleur uniforme, collerette et pédoncule verts et réguliers, parfum bien présent : ce sont les critères pour sélectionner des fraises goûteuses.
Les fraises sont fragiles, il faut donc les manger vite, idéalement le jour même. On peut les conserver jusqu’à deux jours dans le bac à légumes du réfrigérateur et les sortir une heure avant la dégustation. Rincez-les sous un filet d’eau mais ne les laissez pas tremper car elles perdraient leur saveur.

SIGNE EXTERIEUR DE QUALITE

 

En Occitanie, la « fraise de Nîmes » est la seule fraise bénéficiant d’une Indication géographique protégée (IGP). Deux variétés précoces sont reconnues par cette IGP : la Ciflorette et la Gariguette.